La genèse du Pacte

Jean-François Carenco, préfet de la région Ile-de-France
Jean-François Carenco, préfet de la région Ile-de-France

 

C'est en 2013, lors d'une visite conjointe de François Lamy, ministre de la ville, et Jean-François Carenco, à l'époque préfet de la région Rhône-Alpes, dans une banlieue lyonnaise, que l'idée du Pacte voit le jour. Interpellé par des jeunes, le préfet décide de relever le défi de leur intégration, et de les aider à franchir le fossé qui les empêche d'accéder l'emploi. Mis en place à Lyon dans les cinq Zones de Sécurité Prioritaires de la ville, le pacte est piloté par une équipe opérationnelle resserrée, dirigée directement par le préfet.

 

En mars 2015, Jean-François Carenco est nommé préfet de la région Ile-de-France. Il apporte dans ses bagages le Pacte de la seconde chance, qu'il resserre autour de ses objectifs, en ciblant prioritairement les jeunes faisant l'objet de mesures judiciaires, dont l'intégration sur le marché du travail est particulièrement difficile, et particulièrement importante pour les sortir des spirales négatives dans lesquelles ils se trouvent entrainés. Le Pacte est mis en place à Paris en septembre de la même année.  

 

C'est également au mois de mars 2015, à l'occasion du comité interministériel à l'égalité et la citoyenneté, que le gouvernement décide de généraliser le dispositif à l'ensemble du territoire. Une circulaire interministérielle du 8 décembre 2015, assortie d'une fiche méthodologique, demande à tous les préfets de mettre en place le Pacte dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.   

 

Voir deux reportages réalisés en mars 2015 par France 3 sur la mise en place du Pacte à Lyon, ici et .

 

 

 


Le bilan

 

Depuis septembre 2015, 30 jeunes ont été suivis à Paris dans le cadre du Pacte de la seconde chance. Sur ces 30, 24 sont toujours activement suivis par les cellules, avec des contacts téléphoniques et physiques très réguliers. 4 autres ont un emploi stable (CDD ou CDI) et font l'objet d'un suivi plus distant, que les cellules qualifient de "veille active". 2 jeunes, enfin, ont cessé de répondre aux sollicitations des cellules ou sont volontairement sortis du dispositif.

 

Sur les 24 jeunes suivis activement, la moyenne d'âge est de 21 ans. Certains sont pères ou mères de famille, et près de la moitié d'entre eux a des difficultés de logement. L'un des jeunes suivis est encore en détention: le Pacte prépare d'ores et déjà sa réinsertion.

 

Le bilan du Pacte est donc positif: sur 30 bénéficiaires, 13 sont déjà intégrés dans le monde du travail, et 20 sont inscrits dans une démarche vers l'emploi. Les 10 autres viennent de rentrer dans le dispositif (notamment via la nouvelle cellule emploi, créée le 25 mars 2015 dans le 13e arrondissement de Paris pour compléter les cellules emploi des ZSP du 18e, 19e et 20e arrondissement), ou présentent d'importants freins périphériques à l'emploi sur lesquels ils travaillent avec les référents des cellules emploi.